EXIL(S)


Galerie Marianne, 14 février – 12 mars 2013 …

Mon sort fut déterminé le soir où, le grand-père rassemblant la famille autour de la table, se remit au bon vouloir d’une pièce : pile la Catalogne, face l’Argentine… La seule façon d’échapper à la misère qui tenaillait alors la province de Tolède.

S’installant dans l’enclave de Llivia, j’ai été très jeune conscient des réalités de ceux « qui ne sont plus d’où ils sont »…

Sensible à la question identitaire de part mes origines, je suis le « pur produit » d’une frontière que je ne veux concevoir que dans les esprits et les conjonctures.

Cette ligne abstraite, je la traverse inlassablement à la recherche de ces mémoires et de ces traces qui caractérisent et façonnent la complexité des vies et des lieux.

La série EXIL(s), parmi d’autres, est en permanente construction et vient confirmer, pour la première fois publiquement, ma constante réalité, la violence d’une certaine histoire et le profond attachement à ceux qui sont partis pour ne plus revenir.

Elle est un cierge allumé dont la lueur éclaire un mur que tout le monde ne sait ou ne veut pas voir.


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